COTATION DES RANDONNÉES

 

Avant de participer à une randonnée, il convient tout d'abord de s'interroger sur ses propres conditions physiques, et, en cas de doute, d'interroger l'animateur en charge de la randonnée choisie, sur les difficultés prévues, les capacités requises, les risques éventuels, etc.

 

Il est également recommandé de consulter, sur le programme, les indications permettant de déterminer (même approximativement) le niveau de difficulté correspondant. Ces indications se répartissent en deux catégories d'informations : d'une part tout ce qui relève du dispositif traditionnel (dénivelé, distance parcourue, etc.), d'autre part les indices E, T et R, relevant du nouveau dispositif, adopté par l'Association en 2020.

 


I. DISPOSITIF TRADITIONNEL


 

Le dispositif habituel de cotation des randonnées comprend essentiellement le dénivelé, la distance parcourue et le temps de marche, et, parfois, une mention supplémentaire pour préciser une difficulté spécifique. La combinaison de ces différents éléments permet de se faire une idée de l'effort nécessaire pour effectuer la randonnée.

 

1) DÉNIVELÉ

Le dénivelé représente la différence d'altitude franchie par le randonneur au cours d'un trajet, soit en montant, soit en descendant. C'est ainsi que le dénivelé positif correspond au cumul des montées, tandis que le dénivelé négatif, à celui des descentes.

Habituellement, lorsqu'un trajet se termine par un retour au point de départ, le dénivelé positif et le dénivelé négatif sont nécessairement identiques. Par exemple, un randonneur qui monte une colline de 100 m et qui la redescend, franchit un dénivelé positif de 100 m, et un dénivelé négatif de la même valeur. C'est pourquoi, le plus souvent, les programmes indiquent seulement le dénivelé positif (également appelé dénivelé, sans plus de précision). Le dénivelé négatif, quant à lui, n'est généralement mentionné qu'à l'occasion des séjours itinérants, pour lesquels chaque trajet ne se termine pas au point de départ.

Quelques repères en la matière, en référence à l'effort accompli au cours d'une journée :

* Moins de 200 m : dénivelé (positif) très facile ;

* Entre 200 et 400 m : dénivelé (positif) assez facile ;

* Entre 400 et 600 m : dénivelé (positif) moyennement difficile ;

* Entre 600 et 800 m : dénivelé (positif) difficile ;

* Plus de 800 m : dénivelé (positif) très difficile.

 

2) DISTANCE PARCOURUE

La distance parcourue correspond au kilométrage total effectué par le randonneur, entre le point de départ et celui de l'arrivée. Quelques repères en la matière, en référence à l'effort accompli au cours d'une journée :

* Moins de 10 km : très petit parcours (souvent effectué en une demi-journée) ;

* Entre 10 et 15 km : petit parcours ;

* Entre 15 et 20 km : parcours moyen ;

* Entre 20 et 25 km : grand parcours ;

* Plus de 25 km : très grand parcours.

 

3) TEMPS DE MARCHE

Le temps de marche est le temps écoulé entre le moment du départ et celui de l'arrivée, moins la somme des différentes pauses (petites pauses pour boire, pause "technique", pause déjeuner, etc.) Quelques repères en la matière, en référence à l'effort accompli au cours d'une journée :

* Moins de 3 heures : très petite durée (souvent effectuée en une demi-journée) ;

* Entre 3 et 4 heures : petite durée ;

* Entre 4 et 5 heures : durée moyenne ;

* Entre 5 et 6 heures : longue durée ;

* Plus de 6 heures : très longue durée.

Pour information : une marche régulière (avec peu de dénivelé) correspond à une allure moyenne de 3 à 4 km à l'heure.

 

4) PRÉCISIONS SUPPLÉMENTAIRES

En outre, si le circuit comprend des difficultés techniques, s'il comporte certains risques, s'il convient de prendre certaines précautions, etc., ces différents éléments peuvent être spécifiés en toutes lettres. Quelques exemples :

* Passage délicat, vertigineux, équipé ou non...

* Aide des mains nécessaire...

* Randonnée sportive...

* Circuit réservé aux bons marcheurs...

 

 


II. NOUVEAU DISPOSITIF


 

Initialement mis en place par la FFR (Fédération française de randonnée pédestre) en partenariat avec IBP Index, ce système de cotation, qui se veut simple, précis et plus complet, est destiné à s'ajouter aux habituelles indications figurant sur nos programmes (dénivelé, distance parcourue et temps de marche), afin d'aider chaque randonneur à mieux apprécier le niveau de difficulté d'une randonnée avant de décider d'y participer ou non. Pour plus de précisions sur ce système de cotation, vous pouvez :

- soit visiter le site de la FFR, page Cotation des randonnées,

- soit interroger un animateur.

 

Cette nouvelle cotation repose sur trois critères : l'effort, la technicité et le risque. Chaque critère est chiffré de 1 (minimum) à 5 (maximum). Cette graduation indique :

- La quantité d'énergie nécessaire (pour le critère Effort),

- La hauteur des obstacles à franchir (pour le critère Technicité),

- Le niveau de gravité en cas d'accident (pour le critère Risque).

 

1) EFFORT

L'effort (E) représente l'énergie physique (musculaire) à mobiliser pour effectuer la randonnée, compte tenu du dénivelé, de la distance parcourue et du temps de marche.

E1. Randonnée demandant peu de dépenses d'énergie.

Randonnée facile

E2. Randonnée nécessitant un engagement physique modéré.

Randonnée assez facile

E3. Randonnée nécessitant un engagement physique assez soutenu.

Randonnée moyennement difficile

E4. Randonnée exigeant un engagement physique nettement plus soutenu.

Randonnée plutôt difficile

E5. Randonnée exigeant un engagement physique très soutenu.

Randonnée très difficile

 

2) TECHNICITÉ

La technicité (T) représente l'aspect moteur de la randonnée, compte tenu de la hauteur des obstacles à franchir.

T1. Randonnée ne présentant aucun obstacle particulier (pose du pied effectuée à plat).

Progression facile

T2. Randonnée comportant des obstacles, facilement repérables et ne dépassant pas la hauteur de la cheville (marches d'escalier, cailloux...)

Progression assez facile

T3. Randonnée présentant des obstacles ne dépassant pas la hauteur du genou (marches d'escalier, cailloux, supports irréguliers...)

Progression moyennement difficile

T4. Randonnée présentant différents obstacles dont la taille peut atteindre la hauteur de la hanche (supports souvent irréguliers : les mains peuvent être utilisées pour certains franchissements) ; présence possible d'équipements (échelles, cordes, etc.)

Progression assez difficile

T5. Randonnée présentant différents obstacles dépassant la hauteur de la hanche. Les supports sont généralement irréguliers : les mains sont utilisées pour certains franchissements (les bâtons peuvent gêner la progression). Des passages peuvent être sécurisés par des équipements (échelles, cordes, etc.)

Progression très difficile

 

3) RISQUE

Le risque (R) représente la possibilité, plus ou moins importante, d'accidents corporels, en cas de chute ou de glissade. Composante psychologique de la randonnée, ce critère tient compte du vertige et du niveau de gravité, en cas d'accident.

R1. Randonnée comportant un relief sans difficulté notable.

Faible risque d'accident

R2. Randonnée comportant un risque d'accident modéré (relief assez marqué : présence de talus).

Danger réel, mais limité

R3. Randonnée comportant un risque d'accident moyennement important (itinéraire de moyenne montagne : pentes raides, relief avec passages délicats...)

Danger avéré

R4. Randonnée comportant un risque d'accident important (itinéraire de montagne : pentes très raides, crêtes, corniches...)

Danger de mort possible

R5. Randonnée comportant un risque d'accident très important (itinéraire alpin : hautes falaises, barres rocheuses, précipices, relief avec passages vertigineux...)

Danger de mort certain