COTATION DES RANDONNÉES

 

Avant de participer à une randonnée, il convient tout d'abord de s'interroger sur ses propres conditions physiques, et, en cas de doute, d'interroger l'animateur en charge de la randonnée choisie, sur les difficultés prévues, les capacités requises, les risques éventuels, etc.

 

Il est également recommandé de consulter, sur le programme, les indications permettant de déterminer (même approximativement) le niveau de difficulté correspondant. Ces indications se répartissent en deux catégories d'informations : d'une part tout ce qui relève du dispositif traditionnel (dénivelé, distance parcourue, etc.), d'autre part les indices E, T et R, relevant du nouveau dispositif, récemment mis en place par nos animateurs.

 


DISPOSITIF TRADITIONNEL


 

Le dispositif habituel de cotation des randonnées comprend essentiellement le dénivelé, la distance parcourue et le temps de marche, et, parfois, une mention supplémentaire pour préciser une difficulté spécifique. La combinaison de ces différents éléments permet de se faire une idée de l'effort nécessaire pour effectuer la randonnée.

 

1) Dénivelé

 

Le dénivelé représente la différence d'altitude franchie par le randonneur au cours d'un trajet, soit en montant, soit en descendant. C'est ainsi que le dénivelé positif correspond au cumul des montées, tandis que le dénivelé négatif, à celui des descentes.

Habituellement, lorsqu'un trajet se termine par un retour au point de départ, le dénivelé positif et le dénivelé négatif sont nécessairement identiques. Par exemple, un randonneur qui monte une colline de 100 m et qui la redescend, effectue un dénivelé positif de 100 m, et un dénivelé négatif de la même valeur. C'est pourquoi, le plus souvent, les programmes indiquent seulement le dénivelé positif (également appelé dénivelé, sans plus de précision). Le dénivelé négatif, quant à lui, n'est généralement mentionné qu'à l'occasion des séjours itinérants, pour lesquels chaque trajet ne se termine pas au point de départ.

Quelques repères en la matière, en référence à l'effort accompli au cours d'une journée :

* Moins de 200 m : dénivelé (positif) très facile ;

* Entre 200 et 400 m : dénivelé (positif) assez facile ;

* Entre 400 et 600 m : dénivelé (positif) moyennement difficile ;

* Entre 600 et 800 m : dénivelé (positif) difficile ;

* Plus de 800 m : dénivelé (positif) très difficile.

 

2) Distance parcourue

 

La distance parcourue correspond au kilométrage total effectué par le randonneur, entre le point de départ et celui de l'arrivée. Quelques repères en la matière, en référence à l'effort accompli au cours d'une journée :

* Moins de 10 km : très petit parcours (souvent effectué en une demi-journée) ;

* Entre 10 et 15 km : petit parcours ;

* Entre 15 et 20 km : parcours moyen ;

* Entre 20 et 25 km : grand parcours ;

* Plus de 25 km : très grand parcours.

 

3) Temps de marche

 

Le temps de marche est le temps écoulé entre le moment du départ et celui de l'arrivée, moins la somme des différentes pauses (petites pauses pour boire, pause "technique", pause déjeuner, etc.) Quelques repères en la matière, en référence à l'effort accompli au cours d'une journée :

* Moins de 3 heures : très petite durée (souvent effectuée en une demi-journée) ;

* Entre 3 et 4 heures : petite durée ;

* Entre 4 et 5 heures : durée moyenne ;

* Entre 5 et 6 heures : longue durée ;

* Plus de 6 heures : très longue durée.

 

4) Indication supplémentaire

 

En outre, si le circuit comprend des difficultés techniques, s'il comporte certains risques, s'il convient de prendre certaines précautions, etc., ces différents éléments peuvent être spécifiés en toutes lettres. Quelques exemples :

* Passage délicat, vertigineux, équipé ou non...

* Aide des mains nécessaire...

* Randonnée sportive...

* Circuit réservé aux bons marcheurs...

 

5) Pour information

 

Allure moyenne de marche régulière : 3 à 4 km à l'heure ;

Déplacement dénivelé positif : 300 m à l'heure.

 


NOUVEAU DISPOSITIF


 

Initialement mis en place par la FFR (Fédération française de randonnée pédestre) en partenariat avec IBP Index, ce système de cotation, qui se veut simple, précis et plus complet, est destiné à s'ajouter aux habituelles indications figurant sur nos programmes (dénivelé, distance parcourue et temps de marche), afin d'aider chaque randonneur à mieux apprécier le niveau de difficulté d'une randonnée avant de décider d'y participer ou non. Pour plus de précisions sur ce système de cotation, vous pouvez :

- soit visiter le site de la FFR, page Cotation des randonnées,

- soit interroger un animateur.

 

Cette nouvelle cotation prend en compte les trois critères suivants : l'effort, la technicité et le risque.

 

1) Effort (lettre E)

 

L'effort représente l'énergie physique à mobiliser pour effectuer la randonnée, compte tenu du dénivelé, de la distance parcourue et du temps de marche. Ce critère est représenté par la lettre E, suivie d'un chiffre de 1 à 5, afin d'indiquer le niveau de difficulté du critère en question.

 

E1

Randonnée facile, nécessitant peu de dépenses d'énergie.

 

E2

Randonnée assez facile, nécessitant un engagement physique modéré.

 

E3

Randonnée assez difficile, nécessitant un engagement physique moyennement soutenu.

 

E4

Randonnée difficile, nécessitant un engagement physique nettement plus soutenu.

 

E5

Randonnée très difficile, exigeant un engagement physique très soutenu.

 

Remarque. L'évaluation de l'effort est aussi représentée par l'index IBP, qui sera également indiqué dans les programmes. Pour information, cet index (calculé de manière automatique en entrant la trace de la randonnée sur le site approprié) permet d'obtenir l'indice de l'effort (lettre E).

 

2) Technicité (lettre T)

 

La technicité représente l'aspect moteur de la randonnée, compte tenu des obstacles à franchir (nombre et hauteur). Ce critère est représenté par la lettre T, suivie d'un chiffre de 1 à 5, afin d'indiquer le niveau de difficulté du critère en question.

 

T1

Randonnée ne présentant aucun obstacle particulier (pose du pied effectuée à plat). Progression facile.

 

T2

Randonnée comportant quelques obstacles, facilement repérables et ne dépassant pas la hauteur de la cheville. Progression assez facile.

 

T3

Randonnée présentant certains obstacles ne dépassant pas la hauteur du genou (certains supports peuvent être irréguliers). Progression moyennement difficile.

 

T4

Randonnée présentant différents obstacles dont la taille peut atteindre la hauteur de la hanche (supports souvent irréguliers). Progression difficile.

 

T5

Randonnée présentant de nombreux obstacles dépassant la hauteur de la hanche (supports généralement irréguliers). Les mains sont utilisées pour certains franchissements (les bâtons peuvent gêner la progression). Des passages peuvent être sécurisés par des équipements. Progression très difficile.

 

3) Risque (lettre R)

 

Le risque représente la possibilité, plus ou moins importante, d'accidents corporels, en cas de chute ou de glissade (il s'agit de la composante psychologique de la randonnée). Ce critère est représenté par la lettre R, suivie d'un chiffre de 1 à 5, afin d'indiquer le niveau de difficulté du critère en question.

 

R1

Randonnée comportant un faible risque d'accident (relief sans difficulté notable).

 

R2

Randonnée comportant un risque d'accident modéré (relief assez marqué : présence de talus). L'exposition au danger est réelle, mais limitée.

 

R3

Randonnée comportant un risque d'accident moyennement important (itinéraire de moyenne montagne : relief avec quelques passages délicats). L'exposition au danger est avérée.

 

R4

Randonnée comportant un risque d'accident important (itinéraire de montagne : pentes très raides, crêtes, relief avec plusieurs passages vertigineux ou délicats). Le danger de mort est possible.

 

R5

Randonnée comportant un risque d'accident très important (itinéraire alpin : hautes falaises, barres rocheuses, précipices, relief avec de nombreux passages délicats). Le danger de mort est certain.